Le Voyage dans la Peau : The Tattoorialist se libère des contraintes avec le Profoto A1

03 octobre, 2018

Écrit par: Marie Abeille

Nicolas Brulez aka The Tattoorialist a embarqué le Profoto A1 pour la réalisation de son dernier projet de livre. Ses portraits de tatoués nous emmènent dans un voyage photographique de New York à Tokyo en passant par Londres, Berlin et Paris.

The Tattoorialist est né en 2012, tout droit sorti de la tête de Nicolas Brulez alors en quête d’un nouveau projet créatif. À l’époque, ce photographe autodidacte est un habitué des défilés qu’il fréquente parallèlement à son travail d’infirmier en psychiatrie. C’est en cherchant un axe qui l’animerait davantage qu’il imagine un streetstyle de personnes tatouées. Avec sa compagne Mylène Ebrard, il a réalisé depuis des milliers de portraits à travers le monde. Des inconnus, abordés par le couple au grès des rencontres.

De ces portraits de tatoués, trois livres sont déjà nés. Pour le quatrième et ultime volume, Le Voyage dans la Peau, The Tattoorialist s’est rendu à New York, Tokyo, Londres, Berlin et Paris afin d’explorer les différentes cultures atour de cette pratique, d’un bout à l’autre de la planète.

Spontanéité

Nicolas a toujours travaillé au flash cobra, ce qui lui a valu quelques sueurs froides par le passé : « le temps de recharge m’a parfois mis dans l’embarras, jusqu’à créer des tensions entre Mylène et moi, se souvient-il, elle devait occuper le modèle pendant que je paniquais. » S’il revendique une spontanéité essentielle à sa démarche, il doit aussi pouvoir compter sur un équipement à toute épreuve. « Pour ce nouveau projet, nous avions dans l’idée de faire pas mal de shops de tattoo, des lieux souvent exigus et bas de plafond, commente Nicolas, il nous fallait donc un matériel plus qualitatif. » Impossible d’imposer un set up complexe dans ces boutiques, c’est donc tout naturellement que le couple s’est tourné vers Profoto et son flash de studio portable hyper compact Profoto A1.

The Tattoorialist est donc parti avec un unique Profoto A1 accompagné d’un parapluie Deep Translucent S. Mylène, qui travaille dans les relations presse, a le verbe facile et se charge de la prise de contact. Nicolas, plus introverti, ne rentrera en scène qu’après, le temps d’une courte séance, l’une nourrissant la conversation tandis que l’autre prend ses marques et étudie l’espace à la recherche du bon angle. Pour une mobilité optimale, aucun pied n’est prévu : le flash est tenu par Mylène qui le dirige selon les indications de son compagnon.

« La lumière respecte toujours la même règle : je suis face au sujet, Mylène sur le côté à 45° et je lui demande de se déplacer selon un arc de cercle, de droite à gauche. » Une constante dans l’éclairage qui permet d’assurer l’unité des images malgré la diversité des lieux.

Surjouer la lumière

« Grâce au A1, on a fait beaucoup plus de photos en intérieur, se félicite Nicolas, les mêmes images shootées en lumière ambiante auraient eu un rendu plus reportage. » Ainsi, l’éclairage vient isoler le sujet pour focaliser le regard du spectateur et créer un lien entre les deux. « Je voulais que chaque photo soit intimiste en surjouant la lumière naturelle, reprend-il, le flash emballe le modèle sans effacer le fond car le contexte est hyper important. On ne va pas aller jusqu’au Japon pour dénaturer l’environnement qui se présente à nous. »

Un allié de taille

Le duo enchaine jusqu’à 6 séances par jour et encense l’autonomie du A1 qui leur permet d’assurer toute la journée sans recharge. En se libérant des contraintes techniques, Nicolas explique avoir pu se dissocier du matériel et n’avoir jamais travaillé aussi sereinement : « tu peux vraiment te concentrer sur l’essentiel, modeler ton image. J’ai souvent rencontré des problèmes par le passé, par exemple à cause de températures extrêmes. Là, à -25° à Berlin, la batterie tenait. »

Efficacité et simplicité

La simplicité de leur équipement s’illustre parfaitement dans une séance prévue dans le salon T.F.T.D., dans la région de Tokyo. Sans trop savoir dans quoi ils mettaient les pieds, Nicolas et Mylène se retrouvent à suivre le tatoueur japonais Jiro jusqu’à un sanctuaire situé à quelques minutes.

Jiro a rameuté certains de ses clients pour passer devant l’objectif de The Tattoorialist et la situation est si incongrue – des hommes tatoués posant torses nus devant un lieu sacré, dans un pays où le tatouage est encore extrêmement stigmatisé – que Mylène ne peut laisser passer l’occasion de tourner quelques images pour le making of. Profitant de l’installation de tout ce petit monde, elle s’éloigne pour capturer les alentours. Mais le moment que Nicolas recherche tant ne peut attendre : un des modèles est prêt et il faut shooter. De tatoueur, Jiro est donc promu nouvel assistant et suit les indications du photographe en dirigeant le A1. De cette séance surréaliste naitra la couverture de ce quatrième opus à la gloire des tatoués.

Pour Nicolas, cette expérience est aussi la révélation d’un travail plus personnel : « le A1 m’a permis de créer une sorte d’onirisme dans mes photos. Avant, j’avais la frustration d’une image que j’avais en tête que je ne pouvais pas reproduire ». Fiable, discret et puissant, le Profoto A1 s’est imposé comme le parfait équilibre entre mobilité et outil créatif. Une façon pour le projet de continuer à évoluer : « jusqu’à présent The Tattoorialist était une invitation dans l’univers du tatouage, conclut le photographe, avec ce livre je voulais amener les gens à entrer dans mon univers à moi. »

 

Écrit par: Marie Abeille

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