Réaliser une campagne de pub au pied levé : défi relevé pour Laurent & Malo

04 juin, 2018

Écrit par: Marie Abeille

Laurent et Malo se sont rencontrés chez Profoto. Ils reviennent aujourd’hui sur leur première commande en tant que photographes associés, la dernière campagne UGC pour laquelle ils ont encore une fois fait confiance aux solutions qui les ont réunis quelques années plus tôt. Sur la base de deux Profoto Pro-10, de deux monoblocs Profoto D2 et de deux monoblocs sans-fil Profoto B1X, Laurent et Malo ont créé six ambiances différentes pour neuf images shootées.

Laurent et Malo se rencontrent en 2014 chez Profoto, le premier venu s’équiper, le second présenter sa dernière série réalisée avec du matériel de la marque. Instantanément, le courant passe entre les deux photographes qui s’accordent sur une vision commune du métier. Laurent s’apprête  alors à s’installer à la Red Art Factory, un pôle de création photographique situé à Pantin, à la lisière de Paris. Malo l’y rejoindra quelques temps plus tard et c’est tout naturellement qu’ils échangent conseils et coups de main. Ces collaborations ponctuelles sont de vraies réussites et les deux photographes souhaitent chacun développer leur activité dans le domaine de la publicité – un périmètre qui, Laurent et Malo sont formels, « peut avoir quelque chose de très chronophage. Au delà de la partie shooting, il y a une très grosse phase préparatoire et de suivi de production : à deux, on est plus pertinents et plus efficaces. »

 

Partager les idées

Début 2018, les deux confrères officialisent leur association et deviennent Laurent & Malo (L&M), un duo photographique à l’efficacité redoutable. À peine un mois plus tard, les voilà propulsés sur leur première commande de grande ampleur, après avoir remporté un appel à projet pour la campagne UGC Illimité 2018. « Être à deux, cela veut dire aussi partager les idées purement artistiques, explique Laurent. Les délais pour répondre à l’appel à projet étaient extrêmement courts, on a fait une sorte de ping-pong créatif pour élaborer notre proposition. » Le duo est validé sur l’évaluation artistique du book qu’ils proposent, par Canal Brand Factory (l'agence) et UGC : « L'agence nous a fourni les synopsis des neuf séquences du spot vidéo qui allaient être réalisées en parallèle, résume Malo. À partir de là, nous avons fait nos propositions. » Les photographes n’ont qu’une semaine pour monter le projet et choisissent de shooter les 9 images [au final, 6 seront retenues pour la campagne d’affichage] avec le même angle frontal, du point de vue de l’écran dans une salle de cinéma. Ils vont donc chercher la diversité dans leurs modèles et le traitement de la lumière.

 

Anticipation

« Les formats finaux des visuels de la campagne n’étaient pas complétement définis, il fallait donc proposer quelque chose qui soit adaptable à tout », précise Laurent. Qu’à cela ne tienne, les photographes prévoient de shooter de la matière complémentaire tout autour des sujets principaux afin d’étendre le cadre en post-production. . Le shooting se déroulera sur deux jours seulement, un délai très court  pour une production de cette ampleur. Le secret de la réussite ? L’anticipation. Laurent et Malo réalisent une journée de pré-light au studio de la Red Art Factory, posant eux-mêmes afin de créer les éclairages de chaque synopsis.

« Le but est d’arriver sur le shooting en sachant le plus possible ce qu’on va faire, même si l’environnement n’est pas le même », assure Malo. Impossible lors de ces tests de recréer les conditions d’une salle de cinéma, dont la taille est incomparable à celle du studio à leur disposition. Laurent et Malo se concentrent donc sur l’éclairage de leurs sujets et adapteront la lumière de remplissage lors de la prise de vue : « s’est alors posée la question de la puissance du remplissage, se remémore Laurent, combien de sources, quel type de modeleur utiliser etc. Nous souhaitions un éclairage qui permette de distinguer toute la matière de l’environnement mais d’intensité plus faible que sur les sujets afin de ne pas perturber la lecture de l’image.

 

Une base ajustable, un éclairage sujet adapté

Afin de recréer l’éclairage de l’écran de cinéma d’une part et du projecteur d’autre part, Laurent et Malo sont partis sur une base de deux  Profoto Pro-10 2400 AirTTL. Le premier utilisé à pleine puissance avec une torche poursuite à l’arrière-plan, qui vient alors créer le contour des sièges et des silhouettes pour rendre à l’image la profondeur de la salle. En face, ils reproduisent la lumière diffusée par un écran à l’aide d’une ProHead Plus munie d’un réflecteur standard zoom équipé de coupes-flux sur générateur Pro-10 2400 AirTTL qui éclaire un écran diffuseur de 200x200 cm : « on avait besoin d’une lumière très diffuse mais il ne fallait pas qu’elle dépasse ces 4m2 de toile, le  coupe-flux permettant de délimiter  cette zone », détaillent-ils.

La lumière principale est composée d’un Profoto D2 1000 AirTTL muni d’un bol beauté blanc, pouvant être complété par un nid d’abeille selon les images et monté sur une girafe pour créer une source tombante. Cette source est « coupée » par un drapeau pour ne pas déborder sur les sièges derrière les sujets principaux. Pour relever encore un peu la matière en arrière-plan, ils positionnent un monobloc Profoto D2 1000 AirTTL avec boîte à lumière Softbox RFi 4x6’ et un drapeau pour ne pas mordre sur l’éclairage des sujets principaux. Enfin les deux Profoto B1X munis de bols standards zoom et de nids d’abeilles servent d’éclairage d’effets pour l’ambiance « film d’horreur ».

« Pour cette image, on a utilisé le nid d’abeille pour concentrer l’éclairage en douche sur le petit garçon qui, lui, n’a pas peur, explique le duo. Les parents sont flashés par dessous avec deux Profoto B1X pour créer cette lumière dramatique. » Pourquoi les B1X ? Parce qu’ils sont très maniables et d’une puissance largement suffisante car positionnés près des sujets. « L’éclairage principal sur générateur ne bouge pas pendant deux jours, nous n’avons pas besoin de mobilité, confirme Malo. Mais tous ces petits matériels d’appoint et légers comme les B1X sont hyper souples, c’est l’idéal. »

 

Qualité et efficacité

La publicité demande un niveau d’exigence supérieur qui ne laisse aucune place à l’à-peu-près. Laurent et Malo ont choisi Profoto pour la qualité, mais aussi pour la facilité d’utilisation et l’efficacité de ces équipements. « En plus de la fiabilité des produits, la gamme de modeleurs est très riche, reconnaît Laurent, ça répond à toutes les utilisations. »

Même le Profoto A1 leur a été utile sur certaines productions, idéal pour cacher une source de lumière quelque part. Pour eux, il est essentiel d’assurer l’image la plus propre possible : « chaque projet est un travail d’équipe, si quelqu’un fait défaut sur un poste, c’est toute la production qui en pâtit. ». Ils profitent de l’occasion pour saluer les deux assistants, Sam et Louis, qui ont travaillé sans relâche durant les deux jours de shooting. Pour la post-production, le duo a fait appel au studio de retouche La Souris sur le Gâteau. Toujours dans cette optique d’anticipation, les photographes ont échangé au préalable avec les retoucheurs pour s’assurer de leur livrer tous les éléments nécessaires à la réalisation de la post-production.

Une fois les images finalisées, les deux associés ont poussé le professionnalisme jusqu’à se rendre au calage chez l’imprimeur pour contrôler cette ultime étape. Comme un leitmotiv qui plane au dessus de leur collaboration, ils expliquent cette rigueur par l’importance d’aller au bout des choses, car « la finalité de ce projet, ce sont les affiches », placardées à peine un mois après le shooting.

Écrit par: Marie Abeille

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